Le Trésor de Pétra

  • La Rédaction OUI.sncf

    Auteur

    OUI.sncf

  • Mis à jour le

    07/08/2013

  • Destination

    Aţ Ţayyibah

Pétra, située en Jordanie, est une cité troglodytique d’origine nabatéenne. Elle est aussi l’un des sites les plus étonnants du Proche-Orient. On y accède principalement en se faufilant par une gorge étroite longue de 2 kilomètres, le Siq, cernée de part et d’autre par de hautes falaises de grès. Les visiteurs, cheminant entre les parois rouges et ocres, sentent croître l’étonnement et le mystère à chaque pas jusqu’à l’instant où les parois s’écartent pour révéler une splendide façade hellénistique, d’un bâtiment traditionnellement appelée « le trésor »…

Le « Trésor » ou « Khazneh Firanur » dont on ne saurait dire aujourd’hui s’il fut un tombeau, un temple ou une église ou l’un et l’autre à tour de rôle date du début de l’ère chrétienne. Sa façade, d’un caractère hellénistique marqué, est la mieux conservée de tout le site. L’entrée du Siq était surmontée d’une grande arche dont il ne reste aujourd’hui qu’une partie, le reste ayant été endommagé par l’érosion, les tremblements de terre et les crues. Une muraille protégeait également la ville.

D’époque nabatéenne, le Qasr al Bint est un des principaux monuments de la cité de Pétra et reste l’une des rares structures construites et non taillées dans la roche. Il s’agissait du plus grand lieu de culte de la cité, sans doute consacré au dieu Dusares et peut-être également à la déesse d’al-Uzza. A l’époque romaine, il conserva une position centrale, à proximité du temple et du marché. Le temple romain, presque totalement détruit par un tremblement de terre au IVe siècle a été largement restauré au XXe siècle.

Taillé dans la roche par les Nabatéens et agrandi par les Romains, le théâtre est constitué de 34 rangées de gradins et pouvait accueillir entre 3000 et 4000 personnes. Il fut découvert en 1961. Les monuments romains sont encore nombreux à Pétra et l’influence gréco-romaine est encore perceptible dans la décoration des temples et des tombeaux ornés de frises corinthiennes. Un nouveau style de chapiteau vit le jour, qu’on appelle toujours « nabatéen », et qui comprend des éléments décoratifs locaux comme les animaux de la région, les rosettes et des sculptures inspirées de la Grèce antique comme le sphinx, Méduse…

Plus haut, le monastère Ed Deir, édifice imposant de 45 mètres de haut taillé dans le grès jaune, offre un panorama spectaculaire. Il semble lié à un rite funéraire, probablement celle du roi nabatéen Obodas Ier qui accéda au trône en 96 avant J.-C. Par la suite, le bâtiment devait être réutilisé par les Chrétiens qui en firent un monastère, ce qui lui vaut son nom actuel.

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