Pétra, cité nabatéenne

  • La Rédaction OUI.sncf

    Auteur

    OUI.sncf

  • Mis à jour le

    07/08/2013

  • Destination

    Aţ Ţayyibah

Pétra, nichée au sein d’un massif montagneux au sud de la Mer Morte, fut le lieu choisi par les Nabatéens, peuple nomade progressivement sédentarisé, pour créer une vaste cité.

Les Nabatéens, apparus dans la région vers le VIIe siècle, étaient des commerçants. Ils paraissent s’y être fixés vers le IVe siècle avant J.-C. Contrôlant le trafic caravanier, ils choisirent Pétra pour des raisons naturelles et stratégiques : camouflé dans la roche, le site était protégé par un long couloir qui permettait de surveiller étroitement les allées et venues. Par ailleurs, Pétra était situé sur un axe majeur de la route des épices.

Les Nabatéens manifestèrent dès l’origine un talent exceptionnel pour l’ingénierie hydraulique. La situation de cuvette du site permettait de recueillir toutes les eaux de source en provenance des montagnes environnantes et ils en profitèrent pour faire de Pétra une véritable cité jardin, oasis artificielle sur la route des caravanes. Leur système hydraulique complexe permettait en effet de capter et d’entreposer de très grandes quantités d’eau qu’ils acheminaient ensuite vers un ensemble de citernes, réservoirs et galeries souterraines étanches. Ce système permettait de transporter suffisamment d’eau douce pour subvenir amplement aux besoins de la population de Pétra, qui aurait culminé à 20 000 habitants autour de l’an 50 après J.-C.

Le royaume nabatéen connut la prospérité jusqu’au moment où la conquête romaine déplaça la route des caravanes vers le nord. Ceci entraîna certes un déclin économique mais le coup fatal fut porté en 551 lorsqu’un tremblement de terre détruisit ce qui restait des maisons en terre crue de cette grande ville. Les croisés y établirent un avant-poste, mais l’abandonnèrent en 1189 et le monde extérieur ne sût plus rien du site jusqu’en 1812 lorsque le voyageur suisse Johann Ludwig Buckhardt persuada un bédouin de l’y conduire, déguisé en pèlerin. Les premières missions archéologiques ne commencèrent qu’en 1828.

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