Travailler : tout plaquer pour mieux recommencer

Et si on changeait de vie ? S’imaginer grimper dans un train pour quitter les villes trop speed et se réveiller en pleine campagne, fait rêver beaucoup de Français… Encore faut-il sauter le pas !

  • La Rédaction OUI.sncf

    Auteur

    OUI.sncf

  • Mis à jour le

    26/08/2019

Nous avons rencontré trois téméraires qui, poussés par leur audace et leurs envies d’évasion, ont découvert de nouveaux horizons...

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© iStock -Evgeny Atamanenko

Découvrez les anecdotes de trois personnes qui ont choisi de tout plaquer pour mieux recommencer : 

Laetitia, 32 ans, de Toulouse à Sète « Sauter dans ce train m’a permis de sortir d’une zone de confort dans laquelle je m’enlisais »

© iStock - Olivier LAURENT

Toulouse ou Sète ? Sète ou Toulouse ? Cette question, Laetitia l’a retournée dans tous les sens, sans vraiment trouver la bonne réponse. Quand cette jeune divorcée toulousaine, mère de deux petits garçons, rencontre son âme sœur, installée dans le quartier de la corniche à Sète, tous ses repères sont bousculés.

Le choix du cœur l’emporte.

« Mon agence de presse vivotait, j’avais peu de clients et donc peu à perdre. Par ailleurs, mes fils étaient jeunes, changer d’école n’était donc pas un problème ».

230 kilomètres de rails plus tard, sa vie n’est plus la même !

« A Sète, « cooptée » par mon fiancé, j’ai développé de nouveaux contacts. Mon job s’est considérablement enrichi, je rencontre chaque jour de nouvelles personnes, je suis beaucoup plus curieuse, dans la mesure où tout ou presque est nouveau pour moi ici ! Sauter dans ce train m’a permis de sortir d’une zone de confort dans laquelle je m’enlisais ».

Bien mieux encore ? Son nouveau rapport avec la mer et le sport :

« Pour mes fils, comme pour moi, les journées se terminent souvent sur la plage ! Entre beach volley et paddle, je me dépense plus, j’ai retrouvé une énergie, jusqu’ici enfouie ».

Laurent, 39 ans, de Paris à Pessac « Il m’arrive, au moins une fois par mois, de réserver un billet de train et un hôtel… et sortir dans le Marais »

© iStock - Sami Sert

Il a écumé toutes les soirées du quartier de République. A voyagé, beaucoup. S’est amusé, beaucoup aussi. Dans son boulot et dans sa vie, tout lui a beaucoup réussi. Un tout presque trop. Résultat, après des années passées à Paris, à créer des blogs et des sites web, un gros ras le bol s’est fait sentir.

« Je ne vais pas faire croire que je me suis réveillé un matin et que j’ai claqué la porte de mon appartement pour filer vers de nouveaux horizons. La décision a été longue à prendre »

Sa destination ? Pessac, aux environs de Bordeaux.

« C’est un peu cliché le parisien qui part vivre là-bas pour vivre son « french dream », mais j’ai eu envie d’un nouveau départ dans cette région et surtout d’ouvrir un endroit à mon image ; celle d’un clubber épicurien ! ».

Un déménagement, et beaucoup de travaux plus tard, ce trentenaire a finalement réussi son coup : une vie au vert et un bar ouvert à deux pas de la Place de la Bourse

« J’ai le tumulte d’une ville en plein essor en journée, et le calme relatif d’une petite ville une fois le bar fermé : jackpot ! »

Mais Paris n’est jamais loin :

« Avec un trajet de 2 petites heures et 20 départs par jour, il m’arrive au moins une fois par mois de réserver un billet de train et un hôtel… et sortir dans le Marais. Pouvoir m’offrir cette parenthèse, c’est ça mon luxe. » 

Anne-Laure, 51 ans, du Pré-Saint-Gervais à Saint-Pair-sur-mer « Avec autant de petits boulots, je peux travailler où je veux. Pourquoi, alors, le faire ici ? »

© iStock - legna69

Spécialiste en droits d’auteur, mais pas seulement, cette cinquantenaire est une slasheuse dans l’âme : elle donne des cours à la fac, tricote des pièces au crochet pour des magazines de déco et s’occupe d’un jardin partagé au Pré Saint-Gervais.

« Un jour, je me suis quand même demandé ce qui me retenait ici, dans cette mini ville à la périphérie de Paris. »

Mais pas si facile de bouger loin.

« On tergiverse, on pèse le pour, puis le contre… Les jours passent, les mois, les années, et on est toujours au même point, pas plus avancée ». Le déclic ? « Je déteste l’hiver. Le froid, le vent, les journées XXS et le manque de lumière »

« Quitte à être démoralisée par une saison, autant l’être en regardant la mer !  Au début, le changement fait peur, et puis j’ai trouvé une prof de yoga à 5km (ma passion !), et surtout je sais que je ne suis pas loin de chez moi : je ferme la maison et, en 3h30 de train, je suis de retour à mes anciennes habitudes. C’est rassurant. »

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